J-10 : nuit d'horreur

Publié le par Zazouille

4h23 : je me réveille en sursaut, sans savoir pourquoi. Je me sens bizarre et dès que je me lève pour aller aux toilettes, j'ai la sensation de sentir bébé plus bas que d'habitude. Puis je me rends compte que ce qui m'a réveillée est sans doute la combinaison d'une remontée gastrique et d'une envie de faire pipi.
Mais dès mon retour des toilettes, je constate une douleur que je n'arrive pas à situer. Quelque soit la position dans laquelle je me trouve, je sens comme un pincement très très fort dans le bas ventre. Il me ferait presque penser à une douleur d'infection urinaire, sauf que je n'ai pas spécialement envie de faire pipi tout le temps et que j'ai encore bu du jus de canneberges la veille au soir (ce qui stoppe les infections chez moi...).
Je bouquine en me disant que ça passera. Finalement je m'en vais bouquiner sur le canapé, car je ne sais plus comment me mettre dans le lit....
5h30 : je retourne au lit en me persuadant qu'il faut dormir et que ça passera. Mais ça fait de plus en plus mal et je ne sais vraiment plus quoi faire.
6h20 : je ne sais pas ce qu'il m'arrive. La douleur, la fatigue, des contractions qui arrivent, le fait que je ne sais pas ce qu'il m'arrive, tout ça combiné : j'éclate en sanglots dans le noir. Mon chéri se réveille et tente de comprendre ce qu'il se passe. Je ne sais plus dans quelle position me mettre, j'ai l'impression que ce pincement irradie mon corps. Je n'arrive plus à dire s'il se situe au niveau de la vessie ou du col de l'utérus (la douleur est exactement la même que celle ressentie quand un gynéco vous pose une pince métallique sur le col.....). Je suis perdue. Mon chéri me donne un Efferalgan et me câline. Finalement, la douleur se calme un peu et vers 7h00 je fini par m'endormir dans ses bras. Je me dis que forcément, quand je me réveillerai, tout sera fini et ce ne sera qu'un mauvais souvenir.

8h46 : nouveau réveil en sursaut. Pas de doute, la douleur est toujours là, toujours aussi forte. Mais cette fois-ci, je pense de plus en plus qu'il ne s'agit pas du col de l'utérus, mais bien de la vessie. Je n'arrête pas de m'asseoir, de me lever, d'aller aux toilettes, d'essayer de trouver une position qui arrêtera cette douleur (à 4 pattes ou avec un oreiller sous les fesses). Et les contractions s'en mêlent, toutes les 10 min, sans être vraiment longues, ni trop douloureuses. Mon chéri commence à croire que j'accouche, mais je sens bien que ce n'est pas ça.
9h10 : j'appelle le SIG (suivi intensif de grossesse) de ma maternité à Colmar. J'explique la situation à la sage-femme qui au départ n'est pas très sympa. Je dois me retenir pour ne pas pleurer au téléphone. Elle me demande si j'ai de la fièvre. Je vérifie et non. Elle me dit qu'au téléphone elle ne peut rien dire et que je dois venir en consultation. Je lui réponds que c'est pour ça que j'appellais. Que comme je viens des Vosges et que j'ai une heure de route, je voulais être sûre que je devais venir. Elle se montre alors plus aimable et habitant elle-même en montagne, elle me signale qu'il neige beaucoup (c'est vrai qu'il y avait une véritable tempête de neige depuis 4h du matin) et me demande si je ne peux pas consulter sur une maternité plus près. Effectivement, il y en a une à 25 min de chez nous. On se met d'accord : je consulte sur place, car il s'agit sans doute d'un problème urinaire et si le travail commence, je vois avec la sage-femme si j'ai le temps d'aller à la maternité de Colmar.
Je raccroche et je n'arrive pas à parler à mon chéri. Je suis à nouveau en pleurs et je me rends compte tout d'un coup qu'en plus de la douleur à la vessie, je commence à avoir mal au rein gauche et à l'uretère. Et là, tous les souvenirs de ma crise au Danemark me reviennent en pleine face. Je me revois souffrir seule dans ma chambre d'hôtel et à l'hôpital et je me rappelle de la douleur ressentie. Mon chéri me rassure : cette fois-ci, il est là et il s'occupe de moi. On se met d'accord : je prends une douche, je termine de préparer le sac et on part à l'hôpital de Saint-Dié avec le sac de la salle d'accouchement, juste au cas où.
9h55 : je suis sous la douche et en me lavant, je sens quelque chose de bizarre... Je regarde ma main : j'ai perdu des petites formes blanches et dures. Il s'agit en fait plutôt de sable, mais une des formes a la taille d'une dent d'enfant. Il s'agit de calculs rénaux. J'en suis presque soulagée. Maintenant je sais ce que j'ai, même si c'est la première fois que j'en vois et que j'en ai.
Mon chéri est dehors à dégager la neige pendant que je prends les affaires.

11h00 : on arrive aux urgences de Saint-Dié. La secrétaire est incroyablement sympathique. Elle crée mon dossier et nous envoie directement en consultation à la maternité, chez les sages-femmes. On entre alors dans la maternité que l'on n'a pas choisi, préférant celle de Colmar, à 1h de chez nous, et je dois dire qu'on ne regrette pas notre choix. Tout est plus vieux, beaucoup plus petit ici. Il n'y a même pas de sonnette à la consultation des sages-femmes pour dire que nous sommes là et la petite jeune qui nous accueille (aide-soignante depuis 15 jours) ne sait pas nous dire où attendre, ni où sont les toilettes.....
11h30 : Elle finira par courir chercher une sage-femme en salle d'accouchement et enfin on sera pris en charge. Je lui explique tout et elle est très très gentille avec nous. Elle nous fait rentrer dans une salle de naissance : une toute petite pièce de  5m² sans fenêtre !! Elle m'installe pour un monitoring pendant que je termine mon histoire. La douleur a quasiment disparu, je ne pleure plus, je me sens mieux. Elle me dit qu'effectivement, j'ai du expulser un calcul et que depuis ça va mieux mais que je dois être irritée. Elle démarre le monitoring. Le coeur du bébé bat bien. elle souhaite contrôler mon col pour voir si toutes ces contractions ont eu un effet ou non.
C'est la première fois que mon chéri assiste à un examen gynécologique sous ses yeux. Et le pauvre, il m'a vu morfler. Il a préféré regarder l'écran du monitoring tout en me tenant la main. Il faut dire que la sage-femme n'arrivait pas à sentir mon col. Il était tellement loin que j'ai cru qu'elle allait y rentrer sa main complète.... Je lui dit que d'habitude le gynéco le sent tout de suite. Elle m'explique que le bébé a du descendre et passer sa tête devant le col, ce qui l'empêche d'accéder au col qui se trouve du coup en arrière. Après m'avoir bien fait mal, elle finira par le trouver et par dire qu'il est très tendu, dur et fermé :-((((((( Ce qui veut dire que toutes les contractions que j'ai pu avoir aujourd'hui et les autres jours ne servent à rien...... Voilà qui confirme que bébé n'est pas pressé de sortir....

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11h45 : elle nous laisse seuls pour encore 1/2h de monitoring. Bébé gigote énormément et on s'amuse de constater qu'à chaque fois qu'il bouge, son coeur bat plus vite. Sur la courbe du bas, il y a bien quelques petites contractions, mais je ne les sens pas. 
12h00 : la sage-femme vient nous voir et constate que j'ai des contractions, mais je lui explique que celles-là, je ne les sentais pas. Elle part à nouveau et là, je sens une contraction qui arrive. Effectivement, c'en était une belle : elle est montée au maximum de la courbe et a duré plusieurs minutes. Puis bébé s'est remis à bouger et même à avoir le hoquet. C'était très marrant, car on voyait mon ventre bouger, mais en plus on entendait le hoquet dans l'enregistrement sonore du monitoring :-)
12h15 : la sage-femme revient et constate que j'ai eu 2 belles contractions. Moi j'enrage intérieurement de savoir qu'elles ne servent à rien, puisqu'à priori elles n'agissent pas sur le col. Mais bébé va très bien et il n'y a rien d'anormal. Elle me demande alors de faire pipi dans le mini-bocal dans lequel il est impossible de viser quand on a un ventre d'une femme enceinte de 9 mois. Elle m'explique qu'ils vont faire l'analyse d'urines (mais ça dure 2 jours pour les infections urinaires, le temps de cultiver la bactérie). En attendant les résultats, je dois prendre des Spasfon et de l'Efferalgan contre les douleurs. Et si la douleur dans le rein ou uretère revient, je dois à nouveau consulter pour être mise sous perf de Spasfon. S'ils trouvent une infection urinaire, ils m'enverront une ordonnance pour un antibio.

Bilan de la journée : j'ai peu dormi, j'ai fait une mini colique néphrétique, j'ai appris que bébé allait bien et qu'il n'avait pas encore envie de sortir....
Et pour répondre à Bonnemine : à 14h00, je n'étais plus à la mat, mais j'étais bien au Super U avec mon chéri pour remplir le frigo pour le week-end ;-)))) Tu as des talents de voyante :)

J'ai dormi un peu en rentrant et maintenant, ça va mieux. J'espère ne plus faire de crises avant la naissance. Je crois que j'ai assez donné côté reins.....
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Publié dans 9ième mois

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S
<br /> Oulala, quelle nuit et quelle journée!!<br /> j'espère que tu vas mieux aujourd'hui.<br /> Bisous<br /> <br /> <br />
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C
<br /> Pas de pointage aujourd'hui......<br /> Tu profites du dimanche ou bien?....<br /> bisous!!<br /> <br /> <br />
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A
<br /> Plein de gros bisous pour toi !!!<br /> Repose toi bien :)<br /> <br /> <br />
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L
<br /> eh bien, quelle galère... j'espère que tout ira bien pour toi à présent, repose toi bien, prends soin de toi ! bises<br /> <br /> <br />
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V
<br /> Repose toi bien et j'espère que tout ira pour le mieux pour vous.<br /> Bise et bon courage<br /> Désolée de ne pas avoir posté plus souvent, trop de travail et coupure internet.<br /> vanille<br /> <br /> <br />
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