Oh rage, oh désespoir.
Tous les matins la crise est revenue au réveil, plus ou moins forte, plus ou moins tôt, plus ou moins longue, mais à chaque fois les antalgiques ont suffit à la faire disparaitre. Parfois jusqu'au lendemain, parfois juste pour quelques heures.
Ca donne une succession de mini-crises qui n'ont rien à voir avec THE crise que j'ai vécue la semaine dernière au Danemark, mais qui sont fatiguantes, éreintantes pour le corps et l'esprit.
Depuis hier déjà, je m'étais fait une raison : j'allais accepter de rallonger mon arrêt de travail d'une semaine supplémentaire. Pour me reposer un peu plus. Pour voir comment la semaine allait se passer. Pour voir si les douleurs allaient persister.
Cette nuit, je me réveille d'un coup. La douleur est là, lancinante, qui s'insinue déjà dans tout mon flanc droit. Puis je me rends compte que je suis sur le dos. Je n'ai pas réussi à garder ma position à gauche. Je me souviens alors m'être mise sur le dos dans mon sommeil car la poupette jouait sous mon ventre et qu'elle répondait à mes caresses. Moment rare et intense dont on a envie de profiter. Mais on en profite vraiment sur le dos. Or me mettre sur le dos veut dire chez moi déclencher une nouvelle crise. Triste réalité... et grosse culpabilité de ne pouvoir profiter à fond de ma fille.
Je sais que je dois me lever, aller prendre mes cachets, attendre que ça passe avant de me recoucher. Je regarde le réveil, il est 4h17...
Le chat me rejoint dans la cuisine. Il ronronne pendant que j'attends quelques minutes avant d'aller me recoucher.
Mon chéri s'agite à mon retour et retourne rapidement dans les bras de morphée, tout en commençant à ronfler, ce qui m'empêche de dormir. Je commence alors à lui parler "Chéri....", mais il ne me laissera pas finir ma phrase, m'engueulant dans son sommeil.
Il se réveille alors d'un coup et se rend compte de ce qu'il vient de me dire et du ton qu'il a employé. Il vient vers moi s'excuse, me fait un câlin.
Mais c'est trop tard, je suis déjà en sanglots. Non pas à cause de lui, non. Je sais bien qu'il dormait et n'a pas fait exprès. Je pleure de colère : je n'en peux plus d'avoir mal, je n'en peux plus de courir après les médocs comme une droguée à chaque début de crise, je n'en peux plus de faire attention à ma position toutes les nuits (et même en dormant à gauche, la douleur se réveille le matin), mais surtout, surtout, je n'en peux plus de ne plus pouvoir m'étendre sur le dos, profiter de ma poupette qui fait ses cabrioles et me fait des calins. Je me dis alors qu'il me reste 4 longs mois à tenir, que mine de rien je ne pourrai pas en profiter pleinement, que j'aurais toujours l'impression d'avoir loupé des moments. Et une nouvelle fois je culpabilise. J'ai l'impression d'oublier ma poupette dans tous ces moments et même ses coups parfois ne me font pas réaliser qu'elle est là dans mon ventre, bien au chaud.
Je fini par me rendormir, dans les bras de mon chéri.
Ce matin, je me suis rendue chez mon médecin traitant. Pour lui expliquer ce qui c'était passé et faire le point. Il n'y est pas allé par quatre chemins. Pour lui il faut que je m'arrête complètement de travailler, que je prenne du temps pour moi, que je me repose. Il va même plus loin en disant que si la douleur persiste tous les jours, il ferait même poser une sonde double J sans attendre une nouvelle crise. Il parle de contractions utérines liées aux crises, de relâchement du col, d'accouchement prématuré. Il me reparle de la FIV, du chemin qu'on a du parcourir pour en arriver là, de ma grossesse précieuse, très précieuse. Les larmes montent, une nouvelle fois. Je me retiens, mais il voit mes yeux rougir.
Je lui dit qu'il a raison, que petit à petit je deviens raisonnable et que l'idée fait son chemin dans ma tête. Mais que pour l'instant je ne souhaite prolonger mon arrêt de travail que d'une semaine et que j'aimerais refaire le point avec lui vendredi prochain. Que si la semaine s'est mal passée, alors oui, je déclarerai forfait une bonne fois pour toute. Mais que je ne veux pas me précipiter.
Il signe mon arrêt d'une semaine à contre-coeur et me fait promettre de le revoir vendredi prochain.
Depuis ce matin, j'ai les larmes au bord des yeux, je me sens un peu perdue et surtout, surtout, j'ai ce sentiment de culpabilité vis à vis de ma fille qui ne me quitte plus. Je voulais être une maman enceinte heureuse et en pleine forme qui passerait du temps à parler à son ventre et à le caresser. J'ai l'impression d'être une maman enceinte fatiguée et lasse, qui s'occupe de ses douleurs avant de s'occuper de sa fille et qui ne profite pas de sa grossesse comme elle le devrait.
Drôle de sentiment.........
Ca donne une succession de mini-crises qui n'ont rien à voir avec THE crise que j'ai vécue la semaine dernière au Danemark, mais qui sont fatiguantes, éreintantes pour le corps et l'esprit.
Depuis hier déjà, je m'étais fait une raison : j'allais accepter de rallonger mon arrêt de travail d'une semaine supplémentaire. Pour me reposer un peu plus. Pour voir comment la semaine allait se passer. Pour voir si les douleurs allaient persister.
Cette nuit, je me réveille d'un coup. La douleur est là, lancinante, qui s'insinue déjà dans tout mon flanc droit. Puis je me rends compte que je suis sur le dos. Je n'ai pas réussi à garder ma position à gauche. Je me souviens alors m'être mise sur le dos dans mon sommeil car la poupette jouait sous mon ventre et qu'elle répondait à mes caresses. Moment rare et intense dont on a envie de profiter. Mais on en profite vraiment sur le dos. Or me mettre sur le dos veut dire chez moi déclencher une nouvelle crise. Triste réalité... et grosse culpabilité de ne pouvoir profiter à fond de ma fille.
Je sais que je dois me lever, aller prendre mes cachets, attendre que ça passe avant de me recoucher. Je regarde le réveil, il est 4h17...
Le chat me rejoint dans la cuisine. Il ronronne pendant que j'attends quelques minutes avant d'aller me recoucher.
Mon chéri s'agite à mon retour et retourne rapidement dans les bras de morphée, tout en commençant à ronfler, ce qui m'empêche de dormir. Je commence alors à lui parler "Chéri....", mais il ne me laissera pas finir ma phrase, m'engueulant dans son sommeil.
Il se réveille alors d'un coup et se rend compte de ce qu'il vient de me dire et du ton qu'il a employé. Il vient vers moi s'excuse, me fait un câlin.
Mais c'est trop tard, je suis déjà en sanglots. Non pas à cause de lui, non. Je sais bien qu'il dormait et n'a pas fait exprès. Je pleure de colère : je n'en peux plus d'avoir mal, je n'en peux plus de courir après les médocs comme une droguée à chaque début de crise, je n'en peux plus de faire attention à ma position toutes les nuits (et même en dormant à gauche, la douleur se réveille le matin), mais surtout, surtout, je n'en peux plus de ne plus pouvoir m'étendre sur le dos, profiter de ma poupette qui fait ses cabrioles et me fait des calins. Je me dis alors qu'il me reste 4 longs mois à tenir, que mine de rien je ne pourrai pas en profiter pleinement, que j'aurais toujours l'impression d'avoir loupé des moments. Et une nouvelle fois je culpabilise. J'ai l'impression d'oublier ma poupette dans tous ces moments et même ses coups parfois ne me font pas réaliser qu'elle est là dans mon ventre, bien au chaud.
Je fini par me rendormir, dans les bras de mon chéri.
Ce matin, je me suis rendue chez mon médecin traitant. Pour lui expliquer ce qui c'était passé et faire le point. Il n'y est pas allé par quatre chemins. Pour lui il faut que je m'arrête complètement de travailler, que je prenne du temps pour moi, que je me repose. Il va même plus loin en disant que si la douleur persiste tous les jours, il ferait même poser une sonde double J sans attendre une nouvelle crise. Il parle de contractions utérines liées aux crises, de relâchement du col, d'accouchement prématuré. Il me reparle de la FIV, du chemin qu'on a du parcourir pour en arriver là, de ma grossesse précieuse, très précieuse. Les larmes montent, une nouvelle fois. Je me retiens, mais il voit mes yeux rougir.
Je lui dit qu'il a raison, que petit à petit je deviens raisonnable et que l'idée fait son chemin dans ma tête. Mais que pour l'instant je ne souhaite prolonger mon arrêt de travail que d'une semaine et que j'aimerais refaire le point avec lui vendredi prochain. Que si la semaine s'est mal passée, alors oui, je déclarerai forfait une bonne fois pour toute. Mais que je ne veux pas me précipiter.
Il signe mon arrêt d'une semaine à contre-coeur et me fait promettre de le revoir vendredi prochain.
Depuis ce matin, j'ai les larmes au bord des yeux, je me sens un peu perdue et surtout, surtout, j'ai ce sentiment de culpabilité vis à vis de ma fille qui ne me quitte plus. Je voulais être une maman enceinte heureuse et en pleine forme qui passerait du temps à parler à son ventre et à le caresser. J'ai l'impression d'être une maman enceinte fatiguée et lasse, qui s'occupe de ses douleurs avant de s'occuper de sa fille et qui ne profite pas de sa grossesse comme elle le devrait.
Drôle de sentiment.........
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