The kidney little story
Mardi soir je suis partie au Danemark comme prévu. J'avais des douleurs au niveau du dos depuis plusieurs jours, atténuées par le coussin d'allaitement et dues à la grossesse et je savais que je devais boire beaucoup du fait de la présence de sang dans mes urines 2 semaines plus tôt.
A part ça : RAS à mon départ.
Mercredi midi, les ennuis commencent. Des douleurs dans le côté droit du dos, qui irradient jusqu'à l'abdomen. Impossible de trouver une position confortable sur ma chaise pendant la réunion. Je me dis que c'est le mal de dos de la grossesse + un problème digestif (on avait bien mangé à midi) et je prends mon mal en patience avec quelques Doliprane.
Le soir, je suis obligée de quitter le restau à 20h00 pour me réfugier à l'hôtel tellement la douleur devient fulgurante. Malheureusement mon lit ne me sera pas d'un grand secours : je n'y trouve aucune position confortable et je passe la nuit avec d'horribles douleurs et la nausée. Mon esprit semble trop embrumé pour que je rassemble mes idées et que j'appelle quelqu'un à l'aide. Par contre, le jeudi matin, en arrivant au boulot, une collègue m'emmène immédiatement à l'hôpital.
Là-bas, on vérifie d'abord que le bébé va bien (ce qui est le cas), puis on comprendra vite qu'il s'agit de mon rein droit.
Au bout de 3 heures de discussion entre médecins, ils décident de m'admettre dans leur hôpital, qui n'a malheureusement pas de service d'urologie. Me voilà donc en gynécologie.
L'après-midi sera finalement le pire moment : la crise s'intensifie. Je ne supporte plus aucune position, je vomis, je pleure, je suis complètement désespérée et vidée, sans pouvoir dormir. On me donne un Voltarène, qui au Danemark est la solution pour ce genre de problème, bien qu'en France il soit interdit aux femmes enceintes après 5 mois révolus et à peine tolérés pendant les autres mois. Heureusement, il me reste 1 semaine avant les 5 mois révolus et de toute façon, c'est tout ce qu'ils savent me donner, avec des antalgiques.
Le jeudi soir, ils finissent enfin par contacter leurs collègues urologues d'un autre hôpital qui expliquent qu'étant enceinte, on ne peut pas grand chose pour moi.
Heureusement, le gros de la crise étant passée, on accepte de me laisser sortir le vendredi matin pour rentrer en France faire les examens complémentaires. Je modifie donc mon billet du retour et mes parents m'attendent à l'aéroport de Strasbourg vendredi midi.
Ils m'emmènent directement au service d'urologie de l'hôpital de Colmar. Ma mère y connait bien les médecins pour s'être malheureusement fait opérée plusieurs fois de cancers de la vessie et du bassinet.
L'interne qui s'occupe des consultations ne réalise pas vraiment le problème au début et pense me renvoyer chez moi avec des antalgiques. Mais il en discute avec un supérieur qui demande une échographie des reins. On m'en avait déjà fait une au Danemark, qui ne montre pas grand chose, si ce n'est que mes 2 reins et mes 2 uretères sont complètement dilatés. Beaucoup plus que la dilatation observée chez la plupart des femmes enceintes.
A 19h00, on finit donc par m'annoncer que je devais être hospitalisée pour pratiquer plus d'examens, bien que la crise soit terminée. On me pose une perf de glucose et on me demande de rester à jeun jusqu'au lendemain.
Le samedi matin, réveil en fanfare avec douche à la Bétadine (cheveux y compris), puis on m'annonce qu'on a réussi à me trouver une place en urgence pour un IRM. L'interne était lui-même surpris en m'annonçant cela : ça semble être rare d'avoir une place si rapidement. Mais c'est le seul examen qui puisse être pratiqué sans danger sur une femme enceinte.
Le jeûne et la douche à la Bétadine sont de simples précautions au cas où il faille intervenir et me poser une sonde double J.
L'IRM va alors montrer très clairement aux médecins que mes reins et mes uretères sont très dilatés (notamment à droite) et que tout cela est en fait du............... au bébé lui-même ! Mon utérus appuie complètement sur mon uretère droit, le comprimant et empêchant ainsi l'urine de descendre dans la vessie, exactement comme si j'avais un caillou.
Ca fait du bien tout à coup de savoir ce qu'il se passe dans son corps !
Le revers de la médaille pourtant est qu'on ne peut pas faire grand chose.
L'urologue décide de me garder 24h supplémentaires pour voir comment les choses évoluent et éventuellement placer
cette fameuse sonde double J. Je dois donc rester une nouvelle fois à jeun à partir de minuit. La douleur reviendra le dimanche matin, mais de façon plutôt discrète et l'antalgique fera effet rapidement.
On m'autorise donc à sortir dimanche avec une obligation : celle de dormir tout le temps sur le côté gauche, jusqu'à la fin de la grossesse. C'est le meilleur moyen d'empêcher l'utérus de comprimer l'uretère, mais ça ne garantie pas pour autant que le problème ne recommence pas.
Il me donne également un arrêt de travail d'une semaine (le premier de ma carrière), compte-tenu de la situation et du fait que ma tension est à 9/5 depuis 3 jours, sans vouloir remonter. Interdiction également de faire des déplacements professionnels jusqu'à la fin de la grossesse et éviter la voiture au maximum.
J'ai pour consigne de faire attention au maximum à mes positions, de prendre du Dafalgan et du Spasfon en cas de douleurs et de retourner en urgence à l'hôpital en cas de douleurs qui ne passent pas sous antalgiques, de fièvre ou de saignement.
On me poserait alors une sonde double J : il s'agit d'un tuyau souple qui passe dans l'uretère pour relier la vessie au rein et laisser s'écouler l'urine. Elle se garde jusqu'à 1 mois après l'accouchement.
Ce matin au réveil, malgré toutes mes précautions, la douleur était revenue, irradiant à nouveau dans mon dos. J'ai pris mes médicaments en priant pour qu'ils fassent effet. Ca a été le cas au bout d'1/2 heure.
Mais je me sens en sursis..... Il me reste 4 mois à tenir et mon utérus ne va faire que grossir, grossir, grossir....
Ce soir, visite mensuelle chez mon gynéco qui a suivi l'affaire au téléphone. Nous allons rediscuter de tout ça et également revoir notre poupette qui a beaucoup gigoté ces derniers jours.
Nous pourrons également déjà revoir son dos et ses reins à elle, qui présentaient un problème lors de la dernière écho.
Je reviendrai donc vous donner des nouvelles très vite et vous mettre également quelques photos de notre poupette pendant l'IRM : on peut dire que c'est impressionnant et plutôt inhabituel comme image.
En tout cas merci à vous tous de vous être souciés de moi. Je vais avoir le temps cette semaine de refaire mon retard sur vos blogs.
A part ça : RAS à mon départ.
Mercredi midi, les ennuis commencent. Des douleurs dans le côté droit du dos, qui irradient jusqu'à l'abdomen. Impossible de trouver une position confortable sur ma chaise pendant la réunion. Je me dis que c'est le mal de dos de la grossesse + un problème digestif (on avait bien mangé à midi) et je prends mon mal en patience avec quelques Doliprane.
Le soir, je suis obligée de quitter le restau à 20h00 pour me réfugier à l'hôtel tellement la douleur devient fulgurante. Malheureusement mon lit ne me sera pas d'un grand secours : je n'y trouve aucune position confortable et je passe la nuit avec d'horribles douleurs et la nausée. Mon esprit semble trop embrumé pour que je rassemble mes idées et que j'appelle quelqu'un à l'aide. Par contre, le jeudi matin, en arrivant au boulot, une collègue m'emmène immédiatement à l'hôpital.
Là-bas, on vérifie d'abord que le bébé va bien (ce qui est le cas), puis on comprendra vite qu'il s'agit de mon rein droit.
Au bout de 3 heures de discussion entre médecins, ils décident de m'admettre dans leur hôpital, qui n'a malheureusement pas de service d'urologie. Me voilà donc en gynécologie.L'après-midi sera finalement le pire moment : la crise s'intensifie. Je ne supporte plus aucune position, je vomis, je pleure, je suis complètement désespérée et vidée, sans pouvoir dormir. On me donne un Voltarène, qui au Danemark est la solution pour ce genre de problème, bien qu'en France il soit interdit aux femmes enceintes après 5 mois révolus et à peine tolérés pendant les autres mois. Heureusement, il me reste 1 semaine avant les 5 mois révolus et de toute façon, c'est tout ce qu'ils savent me donner, avec des antalgiques.
Le jeudi soir, ils finissent enfin par contacter leurs collègues urologues d'un autre hôpital qui expliquent qu'étant enceinte, on ne peut pas grand chose pour moi.
Heureusement, le gros de la crise étant passée, on accepte de me laisser sortir le vendredi matin pour rentrer en France faire les examens complémentaires. Je modifie donc mon billet du retour et mes parents m'attendent à l'aéroport de Strasbourg vendredi midi.Ils m'emmènent directement au service d'urologie de l'hôpital de Colmar. Ma mère y connait bien les médecins pour s'être malheureusement fait opérée plusieurs fois de cancers de la vessie et du bassinet.
L'interne qui s'occupe des consultations ne réalise pas vraiment le problème au début et pense me renvoyer chez moi avec des antalgiques. Mais il en discute avec un supérieur qui demande une échographie des reins. On m'en avait déjà fait une au Danemark, qui ne montre pas grand chose, si ce n'est que mes 2 reins et mes 2 uretères sont complètement dilatés. Beaucoup plus que la dilatation observée chez la plupart des femmes enceintes.
A 19h00, on finit donc par m'annoncer que je devais être hospitalisée pour pratiquer plus d'examens, bien que la crise soit terminée. On me pose une perf de glucose et on me demande de rester à jeun jusqu'au lendemain.
Le samedi matin, réveil en fanfare avec douche à la Bétadine (cheveux y compris), puis on m'annonce qu'on a réussi à me trouver une place en urgence pour un IRM. L'interne était lui-même surpris en m'annonçant cela : ça semble être rare d'avoir une place si rapidement. Mais c'est le seul examen qui puisse être pratiqué sans danger sur une femme enceinte.
Le jeûne et la douche à la Bétadine sont de simples précautions au cas où il faille intervenir et me poser une sonde double J.
L'IRM va alors montrer très clairement aux médecins que mes reins et mes uretères sont très dilatés (notamment à droite) et que tout cela est en fait du............... au bébé lui-même ! Mon utérus appuie complètement sur mon uretère droit, le comprimant et empêchant ainsi l'urine de descendre dans la vessie, exactement comme si j'avais un caillou.
Ca fait du bien tout à coup de savoir ce qu'il se passe dans son corps !
Le revers de la médaille pourtant est qu'on ne peut pas faire grand chose.
L'urologue décide de me garder 24h supplémentaires pour voir comment les choses évoluent et éventuellement placer
cette fameuse sonde double J. Je dois donc rester une nouvelle fois à jeun à partir de minuit. La douleur reviendra le dimanche matin, mais de façon plutôt discrète et l'antalgique fera effet rapidement.On m'autorise donc à sortir dimanche avec une obligation : celle de dormir tout le temps sur le côté gauche, jusqu'à la fin de la grossesse. C'est le meilleur moyen d'empêcher l'utérus de comprimer l'uretère, mais ça ne garantie pas pour autant que le problème ne recommence pas.
Il me donne également un arrêt de travail d'une semaine (le premier de ma carrière), compte-tenu de la situation et du fait que ma tension est à 9/5 depuis 3 jours, sans vouloir remonter. Interdiction également de faire des déplacements professionnels jusqu'à la fin de la grossesse et éviter la voiture au maximum.
J'ai pour consigne de faire attention au maximum à mes positions, de prendre du Dafalgan et du Spasfon en cas de douleurs et de retourner en urgence à l'hôpital en cas de douleurs qui ne passent pas sous antalgiques, de fièvre ou de saignement.
On me poserait alors une sonde double J : il s'agit d'un tuyau souple qui passe dans l'uretère pour relier la vessie au rein et laisser s'écouler l'urine. Elle se garde jusqu'à 1 mois après l'accouchement.
Ce matin au réveil, malgré toutes mes précautions, la douleur était revenue, irradiant à nouveau dans mon dos. J'ai pris mes médicaments en priant pour qu'ils fassent effet. Ca a été le cas au bout d'1/2 heure.
Mais je me sens en sursis..... Il me reste 4 mois à tenir et mon utérus ne va faire que grossir, grossir, grossir....
Ce soir, visite mensuelle chez mon gynéco qui a suivi l'affaire au téléphone. Nous allons rediscuter de tout ça et également revoir notre poupette qui a beaucoup gigoté ces derniers jours.
Nous pourrons également déjà revoir son dos et ses reins à elle, qui présentaient un problème lors de la dernière écho.
Je reviendrai donc vous donner des nouvelles très vite et vous mettre également quelques photos de notre poupette pendant l'IRM : on peut dire que c'est impressionnant et plutôt inhabituel comme image.
En tout cas merci à vous tous de vous être souciés de moi. Je vais avoir le temps cette semaine de refaire mon retard sur vos blogs.
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