Nous, notre parcours et.... LES AUTRES
Les amis
Dès le diagnostique établit par le gygy (le 2 janvier dernier), j'ai ressenti le besoin d'en parler à mes amies les plus proches. Celles qui savaient déjà qu'on essayait depuis un bout de temps et qu'on se battait constamment avec les cycles et les dates d'ovulation fantômes...
Les semaines passant et avec l'arrivée du nouveau traitement par piqûres, j'ai commencé à en parler à d'autres amies, plus ou moins proches. C'était vraiment un besoin. Oh, je n'en n'ai pas parlé à 10 personnes non plus, mais j'ai tout à coup eu le besoin que certaines personnes sachent.
Tou d'horizon des réactions :
- 2 d'entre elles me soutiennent beaucoup et suivent mon parcours de près. Merci à elles
Ca n'a pas été sans douleur, mais il faut dire que les hormones m'ont parfois rendue un peu trop réactive ou sensible, au choix
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- "Bon, ben maintenant que t'es suivie par ton gygy, y'a pas de problème ! Ca va marcher tout seul !"
Ok, je peux comprendre que certaines personnes aient du mal à se mettre à la place des autres. No comment.
- Je vous passe les innombrables "Mais faut pas stresser, ça viendra tout seul. Faut pas y penser, c'est comme ça que ça marche".
Je crois que je vais écrire un article dédié à ce qui me traverse l'esprit quand j'entends ce genre de réflexion.
- Mais le pire du pire : "Je comprends pas pourquoi les gens s'acharnent. Si la nature veut pas, c'est qu'elle veut pas ! Je comprends pas toutes ces femmes qui s'acharnent avec tous ces traitements et toutes ces procédures." ![]()
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J'ai dit que c'était une amie elle ?? Oups, j'ai du me tromper.... Je lui ai pas répondu
ou je crois que j'aurais fait un massacre. Mais depuis, c'est fini, on m'y reprendra plus à 2 fois.
La famille
Au début, c'était clair et net : on en parlerait pas à nos familles. Nous, tout ce qu'on voulait, c'était leur annoncerla bonne nouvelle le jour où on aurait enfin un +++ ! Mais pas leur faire vivre nos essais bébé.
Mais l'histoire a voulu qu'on en parle à nos soeurs respective. La mienne a 33 ans et un enfant et celle de mon chéri a 23 ans. Elles sont très compréhensives et surtout désolées pour nous. Elles ne nous posent pas beaucoup de questions, mais au moins on sait qu'elles sont là si on a besoin de leur parler.
Et nos parents? Alors là c'était clair : non, non et non! Décision bien dure à assumer quand même quand on entend régulièrement:
- "à 28 ans il est temps de s'y mettre !" ![]()
- "on sera jamais grand-parents..." ![]()
- "si vous en voulez plusieurs, faut s'y mettre" ![]()
- et faut toujours garder le meilleur pour la fin : "on veut bien vous donner le mode d'emploi si vous l'avez perdu"
arrêtez, j'en peux plus, je pleurs de rire !
Bon mais c'est vrai, il faut mieux en rire. Après tout, c'est notre choix!
Les forums
C'est vrai que c'est finalement sur les forums de Désir d'enfant ou Infertilité qu'on trouve le plus de soutien et de compréhension. Au début je n'ai pas parlé à mon chéri de mes petits tchates entre amies, mais quand j'ai vu que ça me faisait du bien, je lui en ai parlé (tout comme à cette heure-ci, je ne lui ai pas encore parlé de l'existence de ce blog, mais je pense le faire bientôt....
).
Mais bon, les forums restent quand même un vaste mélange d'histoires complètement différentes... Et comment ne pas réagir quand on lit une jeune fille de 21 ans qui s'impatiente au bout de 3 mois d'essais et en pleure ? Sans compter qu'elle croit que si elle n'y arrive pas au bout de 3 mois, c'est qu'elle a un problème (où est son homme dans tout ça ???). J'ai voulu la faire relativiser : je me suis fait traiter en gros de vieille schnock réactionnaire !
Mais mille merci à mes copinautes de galère !!! Et de beaux +++ à celles d'entre elles qui ne le sont pas encore !
Et mon zhom lui, à qui parle-t-il?
Ben à beaucoup moins de monde que moi apparemment ! et ben oui, c'est comme ça, c'est statistique : les hommes ont moins besoin de parler que les femmes.... Ah si, quand même : il en parle à une collègue de boulot qui suit l'aventure depuis un petit bout de temps déjà. Mais je ne crois pas qu'il lui en dise beaucoup !
Mais finalement : c'est quand même quand on parle ensemble mon chéri et moi qu'on se sent le mieux : ce parcours semé d'embuches on le vit à 2 et c'est ensemble qu'on surmonte les épreuves. Qui mieux que nous pour nous comprendre ????