| L'insémination artificielle L'insémination est une technique simple et indolore d'Aide Médicale à la Procréation. Elle est réservée aux couples dont la femme a des trompes perméables, lorsque les traitements d'induction de l'ovulation sont restés inefficaces ou lorsqu'il existe une baisse de la qualité du sperme.
Plusieurs types d'insémination sont possibles : |
| | - insémination intravaginale et intracervicale, qui sont actuellement abandonnées en raison du faible taux de grossesses obtenues | | - insémination intra-utérine (IIU) | | - insémination intrapéritonéale (FIP) réservée aux cas où le passage du col est difficile voire impossible (comme parfois après un traitement chirurgical sur le col). | |
| Le principe de l'insémination intra-utérine est simple, il consiste à déposer à l'aide d'un petit cathéter* souple, les spermatozoïdes* dans la cavité utérine. Ceci répond à deux objectifs fondamentaux : le premier est de faire passer aux spermatozoïdes* la barrière représentée par la glaire cervicale* parfois hostile ; le deuxième objectif est de rapprocher les spermatozoïdes* du lieu de fécondation (trompes), ce qui peut avoir une grande importance notamment dans les asthénospermies*. Au cours de ces dernières décennies l'insémination intra-utérine a vu ses indications se multiplier. C'est la technique d'aide à la procréation proposée en premier chez les femmes infertiles, à trompes saines. |
| Les indications d’insémination les plus rencontrées | | | oligo/asthéno/tératospermie* éjaculation rétrograde* infection chronique du sperme | | 3 - Insémination artificielle avec sperme de donneur | | 4 - Stérilités immunologiques* | | 5 - Stérilités inexpliquées après échec de 6 cycles de stimulation | |
| Comment procède-t-on ? |
| Grâce aux progrès de la biologie de la reproduction il a été possible de connaître exactement les caractéristiques des ovocytes* et des spermatozoïdes*, de la fécondation et de la survie des gamètes*. De plus, l'évolution en FIV* a permis de mieux maîtriser les protocoles de stimulation ovarienne. Il y a possibilité de fécondation si des spermatozoïdes* fécondants sont présents dans la trompe entre 0 et 16 heures après l'ovulation, soit 38 à 54 heures après la montée du taux de LH* ou après l'injection d'hCG*. L'IIU doit être pratiquée au moment optimal pour espérer une fécondation. Ceci sous-entend de connaître le plus précisément possible le moment de l'ovulation et ne peut donc s'envisager que si le cycle a été soigneusement monitoré grâce à des dosages hormonaux (oestradiol*, LH*) et à des échographies. Afin d'être sûr de la réalité de l'ovulation, une ampoule d'hCG* est administrée à la patiente. Le principe de ce traitement est simple. L'ovulation de la femme est optimisée grâce à un traitement de stimulation ovarienne. Un monitorage folliculaire est réalisé par des dosages hormonaux et des échographies pour surveiller la croissance des follicules* (il faut compter une moyenne de 2 à 3 contrôles). Lorsque la taille de 1 ou 2 follicules* est jugée optimale l'ovulation est déclenchée par une injection intramusculaire d'hCG*. L'ovulation a lieu 36 heures après cette injection et c'est le moment idéal pour pratiquer l'insémination après préparation du sperme au laboratoire. | |
| Préparation du sperme |
| Le sperme est recueilli le plus fréquemment par masturbation. Dans certains cas les spermatozoïdes* peuvent être recueillis dans les urines en cas d'éjaculation rétrograde*. Une abstinence sexuelle est recommandée pendant les 3 jours précédant l'insémination, il est souhaitable qu'elle ne dépasse pas 5 jours. Parfois on a recours à des paillettes de sperme de donneur dans les cas où le partenaire du couple souffre d'une azoospermie* ou d'une altération très importante de la qualité du sperme et où l'ICSI* n'a pas permis d'obtenir de fécondation. Le traitement in vitro (au laboratoire) du sperme éjaculé a plusieurs objectifs : |
- éliminer le liquide séminal et ses facteurs inhibiteurs du pouvoir fécondant des spermatozoïdes* - sélectionner les spermatozoïdes* les plus mobiles - améliorer la mobilité des spermatozoïdes* |
| La préparation des spermatozoïdes* se fait par une série de lavages et de centrifugations. |
| Étapes d’un cycle d’insémination | 1 - Traitement inducteur pour favoriser le développement de 1 ou 2 follicules* - ce traitement consiste en des injections sous-cutanées - surveillance échographique et hormonale - déclenchement de l'ovulation quand le follicule* dominant atteint un diamètre de 18 mm | | 2 - Déclenchement de l'ovulation par une injection d'hCG* | 3 - Jour de l'insémination 38 heures après l'injection déclenchante - préparation, au laboratoire, du sperme éjaculé le matin même ou décongélation de paillettes en cas de sperme congelé (par exemple sperme de donneur) - insémination (geste indolore) à l'aide d'un petit cathéter* souple qui permet de déposer les spermatozoïdes* préparés dans la cavité utérine. Si le col de l'utérus est infranchissable, le sperme est injecté à l'aide d'une petite aiguille dans la cavité pelvienne où baignent les trompes (FIP) | 4 - Test de grossesse, en moyenne 20 jours après l'insémination en cas d'absence de règles | Risques du traitement Les risques inhérents à l'insémination sont faibles. Dans le cas où la stimulation ovarienne a provoqué la croissance de plusieurs follicules* de plus de 14 mm, il y a un risque de grossesse multiple qui doit faire interrompre le traitement. En effet, les grossesses multiples sont associées à un risque d'avortement plus ou moins tardif et à un risque de prématurité importants. Dans ces conditions, il est nécessaire d'arrêter le traitement et de recommencer un autre traitement avec des doses plus faibles. Le risque de réponse excessive explique la nécessité de surveiller ce genre de traitements par échographie. En cas de réponse trop importante, la femme peut présenter des douleurs pelviennes (dues au volume des ovaires*). Toutefois malgré toutes les précautions et tous les contrôles, le taux de grossesses gémellaires reste aux alentours de 20 %. | |
| Les résultats de l'insémination artificielle |
| Les chances d'obtention d'une grossesse sont de l'ordre de 15 à 20 % en fonction de la qualité du sperme et de la fertilité de la femme. |
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